It Isn’t. Until It Is.

Mon travail s’inscrit dans une filiation intuitive avec Paul Jenkins, Jackson Pollock et Jean Arp, trois artistes qui ont profondément transformé ma perception du geste pictural.
De Paul Jenkins, j’ai appris à écouter la couleur, à la laisser respirer et vibrer pour qu’elle devienne espace intérieur. Peindre devient un dialogue entre maîtrise et abandon, une manière d’accueillir ce que l’eau et la matière décident d’elles-mêmes : la transparence, la fluidité, la lumière et le mouvement.
Je retiens la densité, la force physique de la peinture de Jackson Pollock. La matière s’épaissit, se déploie, s’accumule jusqu’à former un relief vivant. Chaque trace conserve la mémoire du geste, de l’intensité et du souffle vitale de l’artiste. La surface devient territoire, un espace d’énergie plus qu’une représentation.
Chez Jean Arp, je retrouve la part silencieuse du travail, celle de l’équilibre et de la forme juste. Ses compositions, à la fois mesurées et organiques, m’inspirent cette recherche d’un ordre naturel, où chaque élément trouve sa place sans contrainte apparente. Alors l’harmonie ne s’impose pas, elle se révèle.
De ces trois influences est née en 2021 la série It Isn’t Until It Is , une peinture où le fluide et le dense coexistent, où la lumière circule dans l’épaisseur et où le geste cherche moins à représenter qu’à laisser advenir

De la nuit minérale, des coulées de lave, des sombres océans émergent les premières chimies du vivant, qui se mettent en place silencieusement, au gré d’agencements aléatoires. Peu à peu, des structures se stabilisent, des membranes se dessinent, des organismes élémentaires apprennent à capter l’énergie. Les pigments verts profonds des premiers organismes photosynthétiques apparaissent avec les jaunes, les rouges, les pourpres et les bleus profonds. Puis la palette se diversifie encore : bruns et noirs des mélanines, mais aussi couleurs structurelles nées de micro-architectures qui diffractent la lumière, jusqu’aux lueurs secrètes de la bioluminescence dans les profondeurs.

De l’obscurité des abysses aux irisations les plus subtiles et insoupçonnées, la couleur est la forme que prend la lumière lorsqu’elle se fait vivante.

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Encre et aquarelles 30×40
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Encres et aquarelles 30*40
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Encres et aquarelles 30*30
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Encres et aquarelles 21*28
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Encres et aquarelles 30*40
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It Isn’t. Until It Is.

Série de petits formats (12×17 cm) qui composent un archipel de microcosmes où chaque fragment porte sa propre intensité.

Slide 3
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